Athens News - Concurrence: l'UE pas satisfaite des annonces de Meta sur l'IA dans WhatsApp

Euronext
AEX 0.64% 1020.6
BEL20 -0.91% 5342.71
PX1 -0.84% 8157.82
ISEQ -0.78% 12270.17
OSEBX -0.48% 1994.27 kr
PSI20 -0.92% 9123.76
ENTEC -0.41% 1416.23
BIOTK -2.39% 3881.96
N150 -0.48% 4101.07
Concurrence: l'UE pas satisfaite des annonces de Meta sur l'IA dans WhatsApp
Concurrence: l'UE pas satisfaite des annonces de Meta sur l'IA dans WhatsApp / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Concurrence: l'UE pas satisfaite des annonces de Meta sur l'IA dans WhatsApp

La Commission européenne a annoncé mercredi qu'elle n'était pas satisfaite par les annonces de Meta concernant l'intégration des services d'IA concurrents dans son application de messagerie WhatsApp, et a menacé d'imposer des mesures provisoires au groupe.

Taille du texte:

L'UE a ouvert fin 2025 une enquête ciblant Meta, après que le groupe (qui possède aussi Facebook et Instagram) a décidé de priver d'accès à WhatsApp les assistants d'intelligence artificielle concurrents de sa propre technologie, Meta AI.

La Commission, gendarme de la concurrence dans l'UE, avait déjà demandé en février à Meta de renoncer à ce changement entré en vigueur mi-janvier, estimant qu'il constituait vraisemblablement un abus de position dominante, en infraction avec le droit européen.

En réaction, Meta a annoncé début mars avoir renoncé à interdire les IA tierces dans WhatsApp. Mais le groupe a décidé de leur imposer désormais le paiement de frais de structure (censés compenser les surcoûts pour ses propres systèmes liés à l'activité de ces assistants concurrents).

La Commission a indiqué mercredi qu'elle considérait que faire payer de tels frais "est équivalent à l'interdiction antérieure". Autrement dit, Meta continuerait de barrer illégalement la route aux IA tierces.

L'exécutif européen a donc prévenu qu'il avait l'intention d'imposer à Meta des "mesures provisoires" pour faire cesser cette atteinte à la concurrence, sans attendre la conclusion de son enquête.

Si ce bras de fer ne trouvait pas d'issue, le groupe pourrait, à terme, s'exposer à de possibles lourdes amendes.

Bruxelles précise en outre avoir étendu le champ de ses investigations à l'Italie, qui avait ouvert précédemment sa propre enquête dans cette même affaire.

B.Ioannidis--AN-GR