Wall Street ouvre sans grand entrain, attend la Fed
La Bourse de New York a ouvert sur une note prudente mercredi, les opérateurs guettant l'issue de la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), la première de son nouveau président, Kevin Warsh.
Vers 14H05 GMT, l'indice Nasdaq (-0,06%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,05%) évoluaient proche de l'équilibre. Le Dow Jones prenait 0,47% au lendemain d'un nouveau record en clôture.
"Aujourd'hui, tous les regards seront tournés vers la Fed", résume auprès de l'AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.
Aucune surprise en vue: l'institution monétaire devrait maintenir sa politique inchangée pour la quatrième fois d'affilée, avec des taux toujours logés entre 3,50% et 3,75%.
"Mais le marché se prépare à d'éventuels changements dans le style de communication" de la Réserve fédérale, explique Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Le nouveau président de l'institution, Kevin Warsh, doit en effet faire ses débuts mercredi, alors que Donald Trump attend de lui des taux plus bas malgré le dérapage de l'inflation.
Les acteurs du marché essaieront de comprendre la posture de Kevin Warsh: plutôt "faucon", prêt à durcir la politique monétaire pour combattre l'inflation, ou plutôt "colombe", plus enclin à soutenir la croissance en maintenant des taux bas.
M. Warsh prendra la parole devant la presse à partir de 18H30 GMT, une demi-heure après l'envoi d'un communiqué concluant deux jours de réunion de politique monétaire à huis clos.
"Dans l'ensemble, nous nous attendons à ce que la Fed reste plutôt prudente", note Patrick O'Hare.
Mais, selon l'analyste, "cette attitude attentiste tend désormais à prendre une tournure plus positive compte tenu de la récente baisse des cours du pétrole" permise par l'accord récent entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
La géopolitique demeure, en outre, "au premier plan" pour les investisseurs, note Adam Sarhan, alors que Donald Trump a menacé de recommencer à frapper l'Iran si ses dirigeants "ne se comportent pas bien".
"Des tensions persistent", remarque l'analyste. "Et s'il n'y a pas d'accord, les prix du pétrole pourraient à nouveau monter en flèche", ce que redoute Wall Street.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans de l'Etat américain se détendait légèrement, évoluant autour de 4,43%, contre 4,44% en clôture mardi.
Côté entreprises, le géant de l'aérospatiale SpaceX se calmait quelque peu (-0,57% à 200,65 dollars).
Depuis son introduction en Bourse retentissante vendredi, le titre de la société d'Elon Musk s'est envolé de près de 50%, porté par la demande des investisseurs, tant individuels qu'institutionnels.
Le fabricant de semi-conducteurs Intel (+1,24 % à 118,50 dollars) était recherché, aidé par des informations de presse indiquant que le groupe aurait lancé la production de nouvelles puces, conçues pour répondre à la demande croissante en processeurs dédiés à l'intelligence artificielle.
Le reste du secteur évoluait globalement dans le vert, à l'image de Broadcom (+4,21%), AMD (+0,50%) ou Qualcomm (+2,14%).
Z.Kontos--AN-GR