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Les Bourses misent sur les valeurs sûres face à la chute des puces

Les Bourses misent sur les valeurs sûres face à la chute des puces

Les Bourses mondiales misaient mardi sur ses valeurs sûres et la baisse du pétrole face à la chute du secteur des puces en Asie pour cause de concurrence chinoise.

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A New York, le Nasdaq revenait à l'équilibre vers 16H30 GMT (-0,08%) après avoir ouvert en recul.

A la veille de leurs résultats trimestriels, Microsoft (+2,46%), Meta (+0,58%), Apple (+0,80%) et Amazon (-0,00%) affichaient des résulats contrastés.

En Europe, les grandes Bourses ont terminé en hausse. A Paris (+0,63%) et à Francfort (+0,41%), les investisseurs se sont repliés sur les solutions technologiques traditionnelles de Capgemini (+6,92%) et SAP (+5,42%).

A Paris toujours, la plus forte capitalisation, le géant du luxe LVMH, a finalement progressé (+0,75%) après la publication de résultats positifs.

Londres a également progressé (+0,83%), la performance de Croda (chimie, +7,33%) compensant le recul des pétrolières (BP -1,61%, Shell -1,30%).

En revanche, Milan (-0,69%) a sans doute pâti du brutal recul de Saipem (équipements et services pétroliers, -9,52%).

Deux grands moteurs alimentaient les marchés ce mardi, la chute des valeurs technologiques en Asie et le recul des prix du pétrole.

La journée a commencé par un recul des bourses asiatiques, baromètres de la santé du secteur des puces et autres composants électroniques (microprocesseurs, cartes mémoire) indispensables aux centres de données de l'IA pour le stockage et l'entraînement des modèles.

La Bourse de Séoul a dévissé de plus 10% mardi à la clôture et celle de Tokyo a lâché 4%. A Séoul, Samsung Electronics et SK Hynix, poids lourds de la cote, ont abandonné jusqu'à 14% en séance.

Le secteur a ainsi réagi fortement aux informations sur des percées technologiques en Chine.

Selon le site The Information, l'entreprise Shanghai Yuliangsheng a lancé la production industrielle de machines de lithographie dans l'ultraviolet profond (DUV), qui permet de fabriquer des puces très puissantes.

Jusqu'à présent, cette technologie était le monopole du groupe néerlandais fabricant de machines de photolithographie AMSL, qui a encore reculé mardi à Amsterdam (-2,90%). ASML est la première capitalisation boursière européenne.

"On joue à se faire peur", estime auprès de l'AFP l'analyste Grégoire Kounowski de Norman K qui renvoie à l'épisode de Deepseek, le modèle chinois qui avait remis en cause l'idée d'une domination américaine sans partage sur l'IA à son lancement en janvier 2025.

"On pensait que c'était fini. Au final, la tendance a repris son cours. Là, c'est pareil. Sur des fabricants de mémoire comme Micron, on sait tous qu'il y a des cycles qui peuvent se retourner violemment", poursuit-il.

L'autre moteur des marchés était la baisse du pétrole, ce qui atténue les risques d'inflation au moment de la réunion de la Réserve fédérale américaine.

Vers 16H30 GMT, le Brent de la mer du nord revenait à 83,36 dollars le baril (-5,66%) et à 78,20 dollars pour le WTI américain (-5,34%).

Dans une énième alternance d'escalade militaire et de politique de la main tendue, le président américain Donald Trump a jugé lundi que les discussions avec Téhéran avaient "de bonnes chances" d'aboutir, après des journées de bombardements. Mais les dirigeants iraniens ont démenti négocier avec les Etats-Unis.

- Les yeux tournés vers la Fed -

Les marchés suivaient la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, dans un contexte d'inflation toujours élevée.

Deux tiers des analystes s'attendant à un maintien des taux de la Fed à leur niveau actuel, compris dans une fourchette entre 3,50% et 3,75%, selon l'outil de veille de CME, FedWatch.

La réponse sera connue mercredi, à 14H00, heure locale (18H00 GMT).

En attendant, les taux d'emprunt américains à dix ans baissaient à moins de 4,59% contre près de 4,65%, signe d'un recul des risques d'inflation dans l'esprit des créanciers.

Il en allait de même pour le rendement des taux d'emprunt allemands à dix ans (3,10%, contre 3,13% la veille) et français (3,88% contre 3,92%).

C.Katsaros--AN-GR