Athens News - Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique

Euronext
AEX 0.36% 1120.19 €
BEL20 -0.67% 5647.29 €
PX1 -0.53% 8035.87 €
ISEQ 0.29% 14505.42 €
OSEBX -0.91% 2075.53 kr
PSI20 -0.48% 9666.08 €
ENTEC -0.41% 1416.23 €
BIOTK 0.22% 4491.39 €
N150 -0.3% 4227.65 €
Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique
Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique / Photo: LOU BENOIST - AFP/Archives

Monique Barbut remet son plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique

Après un été de chaleurs record, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut remet mercredi au Premier ministre un plan pour accélérer l'adaptation au changement climatique, dont les contours financiers sont encore flous.

Taille du texte:

École, hôpitaux, logement, transports, forêts... Après la succession de canicules et d'incendies ayant frappé la France cet été, Sébastien Lecornu avait chargé Monique Barbut de lui présenter de nouvelles mesures pour "accélérer" la mise en œuvre du troisième plan national d'adaptation au changement climatique (Pnacc-3).

Ce dernier, publié en mars 2025, est destiné à adapter la France à un scénario de réchauffement climatique de 4°C à l'horizon 2100.

Le cabinet de la ministre a confirmé auprès de l'AFP la date de remise à Matignon de cette actualisation du plan, mais n'a pas souhaité faire de commentaire sur son contenu. Aucune communication n'est prévue dans la semaine, a-t-il précisé.

"On sait qu'on est en fin de cycle, en fin de mandat, qu'il y a un certain nombre de sujets qui n'avanceront pas là, mais il y en a qui peuvent avancer maintenant", a commenté Vivian Dépoues, responsable pour l'adaptation au changement climatique à l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), interrogé mardi.

Selon une évaluation des besoins d'adaptation rendue publique mardi par ce groupe de réflexion, il faudrait mobiliser un montant de l'ordre de 10 milliards d'euros par an pour accélérer la cadence.

Les hôpitaux et les établissements de santé auraient ainsi besoin de 1 à 2,5 milliards d'euros additionnels par an, estime l'I4CE, à partir des données de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas), et le logement, de 3,2 milliards par an, selon des données de la Fondation pour le logement.

Ces dépenses sont à mettre en parallèle avec les pertes liées au changement climatique. La France a récemment estimé que les vagues de canicules et de sécheresse coûteraient 0,1 point de croissance cette année.

"Ça coûte d'abord pour les finances publiques de ne pas se préparer", relève Vivian Dépoues, ajoutant qu'une partie du fardeau financier devrait être portée par les ménages et les entreprises, notamment dans les secteurs de l'eau, le logement et l'agriculture.

Le financement de ce plan, alors que le gouvernement prévoit un effort budgétaire de 54 milliards d'euros en 2027 pour réduire le déficit public, reste peu clair. Un temps évoqué, le relèvement du plafond du Livret A pour financer les mesures gouvernementales et dégager quelque 10 milliards d'euros par an a suscité l'opposition du lobby bancaire.

V.Tsitsipas--AN-GR