NBA: les Lakers espèrent conserver LeBron James, mais construire autour de Doncic
L'équation à plusieurs dizaines de millions de dollars: les Los Angeles Lakers, éliminés lundi des play-offs NBA, aimeraient conserver LeBron James, en fin de contrat à 41 ans, mais sans hypothéquer leur avenir, qui appartient à leur autre superstar, Luka Doncic.
Héroïque pendant plus de 40 minutes lundi soir, LeBron James (24 points, 12 rebonds) a entretenu un petit espoir de succès face au Thunder avant de subir la loi du champion en titre au deuxième tour (4 manches à 0).
S'il a montré qu'il était toujours performant (23,2 points de moyenne en play-offs) pour sa 23e saison en NBA, le "King" est resté évasif sur son avenir, distribuant dans la nuit de Los Angeles les câlins dans une ambiance de fin de règne, sans livrer d'indices.
LeBron, libre de tout contrat, a expliqué vouloir se laisser du temps avant de décider de son futur, entre retraite, prolongation aux Lakers ou dernier défi, des rumeurs l'envoyant aux Cleveland Cavaliers dans son Ohio natal, ou chez les Golden State Warriors de Stephen Curry.
Le manager général des Lakers Rob Pelinka lui a rendu hommage lors d'un point presse mardi matin, après une courte nuit, disant n'avoir n'avoir "jamais vu un joueur honorer à ce point le jeu".
- James, une "bénédiction" -
"Il a tellement donné à ses coéquipiers, à l'équipe. Ce qu'on veut plus que tout c'est l'honorer en retour. La première chose à faire c'est de lui laisser le temps dont il a besoin pour décider de la prochaine étape, savoir s'il veut jouer encore une saison en NBA."
"Toutes les équipes, la nôtre incluse, seraient ravies d'avoir LeBron James dans leur effectif. C'est une bénédiction en soi", a assuré le dirigeant.
Arrivé en 2018 en Californie, LeBron James s'est fait une place dans le panthéon des Lakers, en remportant en 2020 le 17e titre de la franchise, dans la bulle d'Orlando. C'est sous le maillot or et pourpre qu'il est devenu en 2023 le meilleur marqueur de l'histoire de la NBA, devant une autre légende locale, Kareem Abdul-Jabbar.
Mais à 41 ans, étant le joueur le plus vieux de la NBA - tellement âgé qu'il évolue avec son fils aîné Bronny -, il n'incarne plus le futur: le patron s'appelle désormais Luka Doncic, arrivé à LA en février 2025 de Dallas, dans le cadre d'un échange retentissant avec Anthony Davis.
"L'archétype de l'effectif que nous voulons bâtir se fera à partir de Luka et de ses besoins. Il est clairement ce leader et le joueur du futur autour duquel nous voulons bâtir", a asséné Pelinka.
- Doncic le "joueur du futur" -
Dès cette saison, LeBron James avait su se contenter d'un troisième rôle derrière le magicien slovène et le déroutant Austin Reaves, lui aussi en fin de contrat cet été.
Mais, ironie du destin, le "King" a été contraint de se retrousser les manches et de reprendre toute la lumière après la blessure début avril de Doncic, qui a raté les deux tours de play-offs, et celle de Reaves, revenu en fin de premier tour contre les Houston Rockets (4-2).
"Avoir su relever le challenge d'un rôle différent lors de sa 23e saison, c'est incroyable", a salué l'entraîneur JJ Redick, proche de LeBron sorti renforcé d'une saison positive. Avant d'être balayé par le Thunder avec une équipe amoindrie, les Lakers avaient pris la 4e place de la conférence Ouest (53v-29d), portés par des passages très convaincants, dont celui de 16 succès en 18 matches au mois de mars.
"C'est un échantillon très fort qui va nous aider à choisir une direction pour l'an prochain", a expliqué Pelinka.
Redick a lui aussi répété qu'il espérait pouvoir compter sur "le noyau" Doncic, Reaves et LeBron, malgré le flou qui entoure la superstar. Des joueurs de complément comme Rui Hachimura, Deandre Ayton ou Marcus Smart pourraient aussi tester le marché cet été: de quoi poser un sacré casse-tête à la direction des Lakers... ou libérer de la place pour signer une autre superstar.
Q.Mavridis--AN-GR