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A Dumfries House, Charles III promeut l'éducation au développement durable
A Dumfries House, Charles III promeut l'éducation au développement durable / Photo: Andy BUCHANAN - AFP

A Dumfries House, Charles III promeut l'éducation au développement durable

Sensibiliser les enfants à la lutte contre le gaspillage alimentaire, apprendre à traire une vache ou à broder: à Dumfries House, au cœur de la campagne écossaise, la fondation du roi Charles III promeut l'éducation au développement durable, cause chère au monarque.

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Ce domaine de plus de 800 hectares, comprenant notamment une ferme éducative, un arboretum et une école de cuisine, est au cœur d'un documentaire d'Amazon Prime qui sera diffusé mercredi lors d'une première au château de Windsor, à l'ouest de Londres, en présence du roi.

Intitulé "En quête d'harmonie: la vision d'un roi", il sera disponible à partir du 6 février.

Dumfries House est l'endroit où ce plaidoyer pour une plus grande connexion à la nature est "mis en pratique", explique au cours d'un tour du domaine Simon Sadinsky, directeur exécutif de la King's Foundation, en charge de superviser les programmes éducatifs.

C'est ici qu'est installé le siège de cette fondation créée par Charles à l'époque où il était encore prince de Galles, afin de promouvoir l'éducation à l'environnement et au développement durable.

Elle accueille des sorties scolaires et des camps, propose des ateliers et programmes de formations professionnelles. Ce jour-là, des enfants s'occupent des animaux, courent à travers le domaine pour une chasse au trésor, tandis que d'autres, plus âgés, sont initiés aux textiles durables dans l'imposante demeure.

Les élèves de l'école primaire d'Auchinleck, petite ville voisine et ancienne cité minière, viennent régulièrement. "On les entend beaucoup plus parler de durabilité, de la manière de prendre soin" de la planète, assure la directrice adjointe de l'établissement, Pauline Robertson.

- Zone "déshéritée" -

Liam, 10 ans, vient d'assister à la traite. Même s'il grimace de dégoût en entendant le pet d'une vache derrière lui, il l'assure: il "adorerait être fermier ici". "Parce qu'on peut passer des centaines d'heures avec les animaux et apprendre à les connaître".

Dans cette région "déshéritée", "le manque d'emplois pousse les jeunes à partir dès qu'ils en ont l'occasion", souligne Simon Sadinsky auprès de l'AFP.

Pour tenter de remédier à ce phénomène, la fondation propose des formations destinées à enseigner aux jeunes des compétences recherchées localement, "dans le secteur des énergies vertes, ou dans l'agriculture et l'élevage", dit-il.

Dans les ateliers du centre textile sont utilisées des teintures végétales issues de plantes du jardin clos, d'où proviennent également les herbes, légumes et fleurs comestibles qui servent à l'école de cuisine.

Dumfries House était en piteux état en 2007 quand Charles a pris la tête d'un consortium pour acheter le domaine. Près de deux décennies plus tard, environ 10. 000 jeunes participent chaque année aux activités et programmes proposés.

- "Opportunités" -

Diplômée d'un programme textile de la King's Foundation à Dumfries House, Nicole Christie a lancé sa marque de vêtements et accessoires pour femmes, Ellipsis.

Au cours de sa formation, elle a appris à faire des teintures naturelles à partir de fleurs du jardin et à recycler des chutes de tissu afin de fabriquer des bandeaux pour cheveux.

Bien qu'entrer dans l'industrie de la mode soit " difficile" en Écosse, Christie voulait que sa marque soit basée à Glasgow, à une heure de route de Dumfries House, pour "créer des opportunités pour les jeunes diplômés".

Stuart Banks avait quitté le lycée et était au chômage depuis plusieurs années lorsqu'il s'est inscrit à une formation en hôtellerie en 2013. Il est aujourd'hui le majordome du roi lorsque ce dernier séjourne à Dumfries House.

"J'étais tellement enthousiasmé par le lieu et le projet... c'est ici que j'ai eu l'idée de faire cette carrière", dit Stuart Banks, qui participe désormais en tant qu'enseignant aux cours d'hôtellerie.

"La King's Foundation n'est pas une potion magique", reconnaît-t-il. Mais ses membres "ont vu quelqu'un qui avait été laissé de côté... et ils ont fait ce qu'ils pouvaient pour me donner des outils pour améliorer ma vie".

T.Lazarou--AN-GR