Athens News - Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour témoigner devant le Congrès

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Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour témoigner devant le Congrès
Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour témoigner devant le Congrès / Photo: ANDREW CABALLERO-REYNOLDS - AFP

Ghislaine Maxwell, la complice d'Epstein, exige une grâce de Trump pour témoigner devant le Congrès

La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a sans surprise refusé lundi de répondre aux questions d'une commission de la Chambre américaine des représentants mais s'est dite prête à le faire en échange d'une grâce du président Donald Trump.

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"Comme prévu, Ghislaine Maxwell a invoqué le Cinquième amendement et refusé de répondre à toute question", a déclaré le président républicain de cette commission, James Comer, à l'issue d'une brève audition à huis clos, en visioconférence de sa prison au Texas, qualifiant cette décision de "très décevante".

Cette audition intervient en pleine tempête provoquée par la publication le 30 janvier de masses de documents du dossier Epstein.

Ces "plus de trois millions de pages" publiées par le ministère de la Justice ne contiennent pas d'élément nouveau pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu son numéro 2, Todd Blanche.

L'administration Trump s'est ainsi acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif, avait affirmé M. Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.

Bien que la simple mention du nom d'une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent l'onde de choc des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.

- "Trump et Clinton innocents" -

A présent, Ghislaine Maxwell "est prête à parler complètement et honnêtement si elle obtient une grâce du président Donald Trump", a déclaré son avocat David Markus.

Elle serait notamment prête à témoigner du fait que "le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait. Seule Mme Maxwell peut expliquer pourquoi et l'opinion publique a droit à cette explication", ajoute l'avocat.

Donald Trump et Bill Clinton ont tous deux entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York en 2019 et n'avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.

Ghislaine Maxwell tente ainsi d'envoyer le message "que son silence peut être acheté par une grâce", a estimé l'élue démocrate Melanie Stansbury, pour qui ce message est adressé "directement à Donald Trump lui-même".

Interrogé à plusieurs reprises l'année dernière sur une éventuelle grâce présidentielle en faveur de Ghislaine Maxwell, Donald Trump avait éludé la question.

La même commission a convoqué pour la fin du mois Bill Clinton et son épouse Hillary, ancienne secrétaire d'Etat, sur les liens qu'a entretenus Bill Clinton avec Jeffrey Epstein.

Les époux Clinton ont exigé des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.

- Documents non caviardés -

L'élu démocrate Ro Khanna, un des coauteurs de la loi de transparence sur l'affaire Epstein avec le républicain Thomas Massie, s'est par ailleurs rendu lundi avec son collègue au ministère de la Justice pour consulter les documents non caviardés afin notamment de s'assurer que ces caviardages ont été effectués dans les strictes conditions fixées par la loi.

Le ministère a envoyé une lettre la semaine dernière aux parlementaires pour les informer de la possibilité de consulter ces documents sur place sur ordinateur à partir de lundi, ont rapporté les médias américains.

La loi interdit expressément toute rétention de documents au motif du tort que leur publication pourrait causer à qui que ce soit "responsable gouvernemental, personnalité publique ou dignitaire étranger", ou de leur "caractère politiquement sensible".

Ces caviardages sont en revanche autorisés pour préserver l'intimité des victimes.

Todd Blanche était allé fin juillet, dans une démarche hautement inhabituelle, en Floride (sud-est) où Ghislaine Maxwell purgeait sa peine pour l'interroger pendant une journée et demie.

Peu après, elle a été transférée dans une prison au régime de sécurité moins strict au Texas, provoquant l'indignation des victimes et de leurs proches.

B.Ioannidis--AN-GR