La Bourse de Paris respire grâce au répit sur le marché pétrolier
La Bourse de Paris a clôturé lundi à la hausse comme toutes les autres grandes places européennes, portées par un répit sur le marché du pétrole, malgré les incertitudes persistantes autour du conflit au Moyen Orient.
L'indice CAC 40 a progressé de 0,31% à la clôture, avant la réunion très attendue de la Banque centrale européenne jeudi, et ses éventuels commentaires face aux risques d'inflation.
Les grandes valeurs industrielles ont profité de ce rebond, comme Airbus (0,94%) ou encore le géant du luxe LVMH (1,12%).
Les Bourses européennes ont elles aussi clôturé en hausse, portées par cette accalmie fragile. Londres a progressé de 0,55%, tout comme Francfort (0,50%), et Milan est restée proche de l'équilibre (+0,07%).
A 17H25 GMT, le Nasdaq gagnait 1,38%, l'indice composite S&P 500 progressait de 1,09% et le Dow Jones prenait 0,85%.
Les indices boursiers rebondissent grâce à un répit sur le marché du pétrole. A 17H20 GMT, la référence WTI des prix du pétrole américain reculait de 4,28% à 94,49 dollars le baril. Egalement en baisse (-2,20%), son homologue européen du Brent de la mer du nord restait au-dessus du seuil des 100 dollars (100,87).
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) s'est dite prête à débloquer davantage de stocks stratégiques de pétrole "si nécessaire", après la décision annoncée mercredi de libérer 400 millions de barils de pétrole.
"C'est mieux que rien mais c'est insuffisant. Les flux qui passent par le détroit d'Ormuz ne peuvent pas être compensés par la libération des flux stratégiques", estime Alexandre Baradez, responsable des analyses marchés pour IG.
En outre, "les quatre grandes réunions de banques centrales restent au cœur de l'attention, les marchés scrutant leurs réactions face aux conséquences de la guerre et au choc pétrolier", commente Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
La décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) est attendue mercredi, suivie entre autres de celle de la Banque du Japon (BoJ), de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque d'Angleterre (BoE) jeudi.
J.Pavlidis--AN-GR