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De la Big Tech à la chimie, les principaux lobbies à Bruxelles
De la Big Tech à la chimie, les principaux lobbies à Bruxelles / Photo: Nicolas TUCAT - AFP

De la Big Tech à la chimie, les principaux lobbies à Bruxelles

A Bruxelles, les acteurs du digital, du secteur bancaire ou de l'énergie sont parmi les plus dépensiers pour défendre leurs intérêts auprès des institutions européennes.

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. Meta en tête du classement

Meta, Amazon, Apple...: les géants de la tech américaine déploient d'importantes ressources pour tenter d'infléchir la législation numérique de l'UE.

Selon un rapport des ONG Corporate Europe Observatory et LobbyControl publié en juin, la tech dépense un total de 73 millions d'euros par an en lobbying à Bruxelles.

La maison mère de Facebook, Meta, figure en tête du classement avec quelque 10 millions d'euros.

Son lobbying bruxellois implique 44 personnes à temps partiel ou complet, soit 17 équivalent temps plein.

L'entreprise a par exemple mené une campagne pour lutter contre l'encadrement de l'intelligence artificielle en Europe.

Et le secteur bénéficie du soutien politique de l'administration Trump, vent debout contre les lois européennes sur le numérique.

Les dépenses de lobbying n'empêchent toutefois pas l'Union européenne de continuer à légiférer ou sanctionner les Gafam quand ils ne respectent pas ses lois.

Fin juillet, la Commission a ainsi infligé un total de 890 millions d'euros d'amendes à Google, pour des atteintes à la concurrence dans la recherche en ligne et au sein du magasin d'applications Google Play.

. La campagne 2027 du secteur bancaire

Selon Corporate Europe Observatory et LobbyControl, le secteur financier dépense quant à lui 66,7 millions par an pour défendre sa cause auprès de l'UE.

L'Association for Financial Markets in Europe (AFME), qui représente les principales banques, est ainsi un lobby incontournable à Bruxelles.

Elle dépense quelque 6 millions d'euros par an pour plaider la cause du secteur et une importante bataille l'attend en 2027.

La Commission européenne promet en effet de mettre sur la table au premier trimestre une proposition d'assouplissement de la règlementation bancaire, en particulier sur les obligations de détenir des fonds propres décidées après la crise de 2008.

Et les banques espèrent obtenir un maximum de flexibilités.

. Shell dépense plus que Total

Les secteurs de l'énergie et de la chimie dépensent aussi des sommes importantes pour leur lobbying à Bruxelles, avec respectivement 52 millions et 46,5 millions d'euros par an d'après les ONG.

Le géant pétrolier français TotalEnergies a par exemple accrédité sept personnes pour défendre ses intérêts au Parlement européen.

Et l'entreprise dépense autour de 3 millions d'euros par an pour ses activités de lobbying auprès des institutions européennes.

C'est moins que son concurrent britannique Shell, qui consacre environ 4,5 millions d'euros par an à son lobbying auprès de l'UE.

Les entreprises de l'industrie chimique sont quant à elles représentées par le Cefic (Conseil européen de l'industrie chimique), une association professionnelle influente qui dit dépenser 12,29 millions d'euros par an pour défendre les intérêts du secteur auprès des institutions européennes.

Avec un effectif total de 169 personnes, dont plus de 45 temps pleins dédiés au lobbying.

B.Karagiannis--AN-GR