

Euro de basket: les Bleus, sans inspiration, tombent devant Israël
Tombés dans le piège d'Israël, vainqueur dimanche à Katowice (82-69), les Français ont encaissé leur première défaite de l'Euro et manqué l'occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale de la compétition.
Vingt-quatre heures après leur succès contre la Slovénie, les hommes de Frédéric Fauthoux ont pris un coup sur la tête, et le nouveau sélectionneur a subi une première défaite depuis son arrivée à la tête des Bleus en septembre 2024.
Malgré l'élan initié par Elie Okobo en fin de troisième quart-temps, et les efforts de Zaccharie Risacher (14 points, 4 rebonds), ils ont ensuite subi un trou noir fatidique.
Deni Avdija (23 pts, 8 rebonds) et Yam Madar (17 pts, 4 rebonds) ont laissé une équipe de France impuissante, avec un 25-10 encaissé dans les huit dernières minutes.
De quoi faire rugir un immense et bouillant groupe de supporters israéliens. Leur hymne a à nouveau été sifflé depuis les tribunes, d'où un drapeau de la Palestine a été brandi avant la rencontre.
"On a perdu pied, cela peut arriver, a admis Frédéric Fauthoux, quand Elie Okobo l'avoue: "il n'y avait plus rien, on s'est effondrés".
- "Cela devait arriver" -
Très vite, cette deuxième rencontre en 24 heures a donné l'effet d'un piège dans lequel il semblait difficile de ne pas tomber pour des Bleus privés d'Alexandre Sarr, ménagé pour une alerte musculaire au mollet.
Trop fébriles offensivement dans le premier acte, encore bien trop peu efficaces à trois points (8/32 au total), ils n'ont connu que quelques éclairs, comme ces deux tirs à trois points de Zaccharie Risacher dans le premier quart-temps ou ce tir primé avec la faute trouvé par Bilal Coulibaly.
Sans dynamisme et en difficulté face à la défense adverse, ils ne sont pas parvenus à prendre le jeu à leur compte, bien que repartis aux vestiaires avec une égalité parfaite (36-36).
"On n'était pas bons en défense, pas bons en attaque, on a joué plus perso aujourd'hui, on n'a pas eu les bonnes situations et on les a laissés imposer leur rythme", a énuméré le capitaine Guereschon Yabusele, pour résumer ce jour sans.
Punis coup sur coup par deux tirs primés d'Avdija et Madar, les vice-champions olympiques n'avaient semble-t-il pas trouvé la solution après la pause.
A force de persévérance, ils sont tout de même restés au contact, et le réveil d'Elie Okobo a pu laisser penser que les Bleus allaient finalement s'en sortir.
"Après ça, il n'y a plus rien, on est hésitant, on fait du handball, on est autour de la ligne à trois points et on ne les agresse pas. Eux ont du jeu rapide et ont mis je ne sais pas combien des paniers tout seuls", poursuit Okobo.
Et dans un vacarme assourdissant, le trio Avdija/Madar/Tomer Ginat est passé une dernière fois à la vitesse supérieure pour punir l'équipe de France, dont la qualification n'est pas assurée.
"Cela devait arriver, on ne va pas se leurrer, a ajouté Fauthoux, on doit grandir en vivant des choses comme ça". Et très vite se tourner vers mardi pour un choc contre le pays-hôte polonais.
W.Kokkinos--AN-GR