Espagne: le Real bat l'Atlético lors d'un derby fou et reste au contact du Barça
Un rythme mené tambour battant, des rebondissements, une expulsion et une avalanche de buts magnifiques: le Real Madrid a renversé dimanche le derby contre l'Atlético pour l'emporter 3-2 et garder le contact avec le FC Barcelone en tête de la Liga.
Après cette 29e journée sur 38, l'écart reste de quatre points entre le Barça (1er, 73 pts), vainqueur sans forcer son talent du Rayo Vallecano 1-0 grâce à Ronald Araujo dimanche après-midi, et le Real (2e, 69 pts).
Dimanche soir, le public du Santiago-Bernabeu est passé par toutes les émotions lors de ce derby face au voisin honni. L'Atlético avait corrigé le Real 5-2 à l'aller le 27 septembre.
Plus entreprenants mais inefficaces, les joueurs du Real ont été surpris par l'efficacité des Colchoneros, qui ont marqué sur une contre-attaque par leur recrue hivernale Ademola Lookman (33e).
Menés à la pause, les Merengues ont tout renversé au retour des vestiaires. Une première bascule en trois minutes.
Vinicius Jr a transformé en force un pénalty obtenu par Brahim Diaz fauché dans la surface (52e) puis Federico Valverde s'est une nouvelle fois montré d'une redoutable efficacité dans son face-à-face avec le gardien Juan Musso (55e), remplaçant de Jan Oblak dans les buts des Colchoneros.
Le scénario semblait écrit d'une victoire finalement logique des joueurs du Real dominateurs et qui restaient sur une série de quatre victoires consécutives, deux en championnat et deux en Ligue des champions.
Le défenseur argentin Nahuel Molina a cependant remis les deux équipes à égalité d'un missile de 25 m dans la lucarne d'Andriy Lunin (66e), remplaçant de Thibaut Courtois blessé. Avant que Vinicius ne signe un doublé après un décalage et un tir enroulé dans l'angle opposé (72e).
- Mbappé est entré en jeu -
Quatre minutes pour un nouveau rebondissement. Sans compter un ultime coup de théâtre avec l'exclusion de Valverde à la 77e minute pour un tacle trop appuyé sur Alex Baena.
En supériorité numérique, les Colchoneros ont fait passer des sueurs froides dans le stade. Julian Alvarez a fracassé le poteau de Lunin d'un tir lointain (81e) puis Alexander Sorloth en toute fin de rencontre aurait pu égaliser (90e+2), mais le script était bel et bien écrit.
"Nous progressons et nous travaillons dur pour que, lors de matchs comme celui-ci, les supporters madrilènes puissent être heureux, qu’ils puissent prendre du plaisir et que le Real Madrid gagne toujours", a déclaré Vinicius à Real Madrid TV.
Au contraire, l'entraîneur de l'Atlético Diego Simeone a estimé que son équipe "aurait pu faire mieux. Après avoir pris l'avantage, nous aurions pu gérer la situation différemment".
La présence de Kylian Mbappé, entré en cours de jeu, aura été plus symbolique que réellement décisive.
De retour après un mois d'absence en raison d'une entorse du genou, le Français avait été laissé sur le banc au coup d'envoi. Comme l'Anglais Jude Bellingham, lui aussi de retour de blessure, qui a rejoué dimanche soir.
Mbappé avait lui déjà disputé quelques minutes mardi en Ligue des champions à Manchester City pour la victoire et la qualification pour les quarts de finale.
Le capitaine de l'équipe de France et meilleur buteur du Real cette saison (38 buts en 34 matches) a fait son entrée à la 63e minute sous les acclamations du Bernabeu.
Il a montré son état de forme avec des accélérations, quelques récupérations et une présence constante sur le front de l'attaque. De quoi rassurer avant la trêve internationale et le déplacement de l'équipe de France aux États-Unis pour deux matches amicaux, contre le Brésil et la Colombie. Et aussi avant la fin de saison en Liga qui s'annonce palpitante avec un "Clasico" Barça-Real le 10 mai.
G.Papazoglou--AN-GR