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Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne
Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne / Photo: Gaizka IROZ - AFP

Incendie dans les Landes: les moyens se concentrent sur la reprise de feu nocturne

Dans les airs et au sol, les pompiers se concentrent samedi sur la reprise de feu survenue à l'aube dans la forêt des Landes, en profitant de températures moins élevées pour tenter de contenir l'incendie qui a déjà brûlé près de 1.600 hectares.

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Sur la route entre les villages de Garein et Luglon, où a eu lieu cette saute de feu à 25 km au nord-ouest de Mont-de-Marsan, les parcelles ont été noircies par les flammes, avec de nombreux pins à terre. Sur plusieurs kilomètres, le sol est constellé de fumerolles et de petites flammes par endroit, a constaté un journaliste de l'AFP.

"On a eu des reprises relativement importantes au sud, à proximité de Garein", village d'environ 400 habitants, a précisé le préfet des Landes, Gilles Clavreul, samedi matin lors d'un point-presse.

Le feu, qui "évoluait plutôt favorablement", "a été réactivé vers 04h30" dans un secteur compliqué d'accès, mais "contenu avec beaucoup d'engagement", a expliqué le colonel Arnaud Fabre, directeur du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours) des Landes.

La progression a été moindre que la nuit précédente : la surface brûlée est passée de 1.300 à 1.580 hectares, alors qu'elle avait quasiment triplé entre jeudi soir et vendredi matin (de 400 à 1.100 hectares).

- Noyer les lisières -

Les efforts se concentrent désormais sur Garein, car "sur Luglon, les choses sont mieux maîtrisées, même si le feu reste actif", a indiqué le préfet, évoquant des conditions météorologiques plus favorables, avec des températures un peu moins caniculaires (32°C) et de la pluie annoncée en début de soirée.

Samedi matin, deux avions Dash ont fait six largages de retardant sur une parcelle que le feu n'a pas atteint au bord d'une route, afin d'éviter que "le feu ne franchisse cette départementale", indique le Capitaine Sirvent, du Sdis des Landes.

Bien que le feu ne soit pas encore fixé, il "progresse lentement" grâce aux "moyens qui travaillent sur toutes les parties chaudes du chantier", explique l'officier.

Deux Canadair sont aussi arrivés en renfort à Garein, tandis que le Chinook, hélicoptère bombardier d'eau géant prêté par l'Australie, opère à Luglon.

Six camions rouges, à peine visibles derrière une rangée de jeunes pins encore verts, s'engouffrent, eux, dans une parcelle au milieu d'une épaisse fumée grise, où des pompiers arrosent le sol noirci.

"On noie la lisière pour éviter une reprise de feu cet après-midi quand le vent se lèvera et que les températures auront augmenté", explique le lieutenant Delburg.

"Aujourd'hui on ne fait que du noyage", sourit un autre pompier aidé par deux agriculteurs qui remplissent d'eau son camion avec leur citerne, à la capacité de stockage beaucoup plus volumineuse.

- "On dormira plus tard" -

"C'est un super appui, ça évite de faire des kilomètres", ajoute-t-il, le front perlé de sueur.

Environ 550 pompiers luttent contre ce troisième feu majeur de l'été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement peuplé de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares).

Des bénévoles, comme Max Lacoste, 40 ans, et Steven Verdier, 28 ans, sont aussi "venus donner un coup de main après (leur) journée de travail" avec un véhicule prêté par leur employeur dans lequel ils transportent 12.000 litres d'eau.

Depuis trois semaines, les deux collègues ont parcouru la Gironde et les Landes sur leur temps libre pour aider les pompiers. "J'ai embauché (commencé, NDLR) à 05h00 ce matin mais c'est pas grave, on dormira plus tard, quand le feu sera fini par exemple", plaisante Max Lacoste, encore choqué par l'incendie à Biscarrosse qui "s'est arrêté à 300 mètres de (sa) maison".

En France, l'année 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.

T.Lazarou--AN-GR